Le Carnaval à Saint-Didier-en-Velay le 16 février 1928 par Clastre, greffier de paix

Le Carnaval à Saint-Didier-en-Velay

Saint-Didier-en-Velay le 16 février 1928

Nous sommes heureux d’annoncer que des commerçants, secondés par quelques organisateurs bénévoles, se sont mis en branle pour réorganiser à Saint-Didier-en-Velay les traditionnelles fêtes de Carnaval qui furent jadis si populaires, dans ce pays, au bon temps du vieux Saint-Didier-La-Séauve.
La bonhomie et l’esprit de joyeuse gaieté de ces rubaniers étaient en effet si populaires aux alentours qu’on les avait surnommés d’un mot patois qui les caractérise bien : « Lous Galeyre » (ce qui signifie : les amuseurs).
Disons tout de suite que si les fêtes du Carnaval ont perdu de nos jours leur faste d’autrefois, la population et surtout la jeunesse n’en a pas moins conservé son esprit de saine et joyeuse gaieté. Continuer la lecture de Le Carnaval à Saint-Didier-en-Velay le 16 février 1928 par Clastre, greffier de paix

Carnaval du bon vieux temps par Jean Bonnefoy (en 1922)

– Oh ! dites…parlez-nous du carnaval, grand-mère,
Du temps où vous étiez petite comme nous. –
Et les petits enfants, groupés à ses genoux,
Attendent de l’aïeule un récit légendaire :

– Nous ne reverrons plus notre vieux carnaval,
Tout s’en va mes petits, à la longue et tout change,
Et qu’il est loin le temps où traversant le val,
Le joyeux défilé, sorti de La Fressange,
Montait vers Saint-Didier par l’antique faubourg.
Etait-ce, alors, au son du fifre et du tambour,
Est-il vrai qu’il nous fut apporté de Venise
Par nos anciens seigneurs, ma foi, je n’en sais rien ;
Mais il est de chez nous autant que vénitien,
Et je vois assez bien une gente marquise,
En bergère vêtue et tournant son fuseau
Risquer un menuet devant un damoiseau. Continuer la lecture de Carnaval du bon vieux temps par Jean Bonnefoy (en 1922)

Personnages de Carnaval

La partie comporte en fait deux troupes:

Celle du grand Carnaval (celui qui sera capturé et exécuté) et de ses lieutenants au nombre de quatre ou cinq accompagné du grand arlequin (celui qui défendra carnaval lors de son jugement) et des autres arlequins.
Les accompagnent également la cuisine chargée de nourrir Carnaval. Elle est composée du cuisinier qui tient un jambon, de la cuisinière qui porte un litre de vin noir, du marmiton avec un pain et de la marmitone qui rince les verres.
Les suisses forment la garde de carnaval. Les coureurs précèdent la troupe pour avertir dans les maisons de l’arrivée imminente de Carnaval.

Celle de Carême et des juges et autres clergeons (petits juges chargés d’assister chacun des juges) escortés par les soldats de Carême tout en blancs qui seront chargés de saisir Carnaval. Continuer la lecture de Personnages de Carnaval

Le carnaval de Saint-Didier-en-Velay par Vital Chausse

Le carnaval de Saint-Didier-en-Velay par Vital Chausse
Extrait de l’écho paroissial de St-Didier-en-Velay de mars 1950 reprenant des écrits de Jean-Marie Chausse de la fin du XIXème siècle.

Avant la Révolution Française, le nom de Saint-Didier de Joyeuse ou de Saint-Didier-en-Velay était connu de presque tous les coins de France.
Cette réputation, il la devait à l’élévation de ses ducs de Joyeuse, à la renommée de ses façonnés de haute-lisse et à l’originalité de son carnaval.
Ce serait le maréchal Guillaume de Joyeuse qui, lors d’un voyage en Italie, charmé par un corso à Venise, aurait introduit et popularisé dans sa baronnie ces mascarades qui durant quatre siècles aidèrent à la renommée de Saint-Didier. Continuer la lecture de Le carnaval de Saint-Didier-en-Velay par Vital Chausse