Etude de faisabilité de la Halle

Voici les plans de l’étude de  faisabilité de la halle réalisée à la demande de la municipalité par le cabinet d’architectes ATELIER 2AI architecture et ingénierie à Aubenas.

L’intitulé du projet est « Réaménagement d’une ancienne halle en salle d’exposition »

Il s’agit bien sûr seulement d’une étude, les usages futurs du bâtiment n’ayant pas encore été suffisamment définis.
Il s’agit maintenant de travailler sur ces utilisations possibles en fonction des besoins et des avantages et contraintes de cet emplacement en cœur de ville. Continuer la lecture de Etude de faisabilité de la Halle

Expired: 4ème fête des semences Samedi 22 avril 2017

De 9h30 à 16h30 sous la halle, entrée libre et gratuite. Journée organisée par Sauvegarde Environnement

Venez chercher ou échanger graines, plants, idées, couleurs, projets et… inventons l’avenir!

Journée conviviale autour de trocs de semences et plants, pour découvrir des projets locaux, stands d’associations locales et nationales, expositions, animations sur des thèmes naturalistes et environnementaux…

 

4ème fête des semences : Qu’est-ce qu’on attend?

Samedi 22 avril, à 20h au Cinéma-Théâtre, en clôture de la 4ème fête des semences , projection du film « Qu’est-ce qu’on attend?  » de Marie-Monique ROBIN.

Puis débat animé par Corinne Duperron, spécialiste en semences, la Confédération paysanne 43 et Sauvegarde EnvironnementCorinne Duperron, Photo Fabienne Croze

Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune française ? C’est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit. Qu’est ce qu’on attend ? raconte comment une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole en décidant de réduire son empreinte écologique.

 

Résultats des élections municipales d’avril 2017

A la suite des démissions successives des conseillers municipaux, les Désidériens sont retournés aux urnes les 2 et 9 avril 2017. Ce sont les membres de la liste conduite par Madeleine CHABANOLLE arrivée en tête qui auront à gérer la commune pour les 3 années à venir. En effet, il ne s’agit que de terminer le mandat entamé par l’équipe de Christian Blanchard, de nouvelles élections auront lieu dans trois ans.

Les résultats :
Inscrits
: 2 635
Votants : 1 774
Exprimés : 1 712
Blancs : 40
Nuls : 22

Madeleine Chabanolle : 785 voix (45,85 %)
Emmanuel Salgado : 685 (40,01 %)
Solange Pevel Ollivier : 242 (14,14 %)

Les 23 élus

Liste Saint-Didier nous rassemble : Madeleine CHABANOLLE, Frédéric LARGERON, Mireille SABATTIER, Bernard ROUSSET, Sylvie MARCOUX, Bruno MOULIN, Annie LARDON, Alain ROMEYER, Viviane DELLE VEDOVE, Jean-Yves RIOCREUX, Edith PARADIS, Jean-Luc GADRET, Cécile DECARY-BOUGONNA, Jean-Marc IFFLY, Karine PERAUD, Georges MASSARDIER, Aude BALLOT.

Liste Désidériens ensemble : Emmanuel SALGADO, Monique REYNAUD, Bernard BRUYERE, Marylène MANCINI, Bruno DUFAURE DE CITRES

Liste Avançons ensemble: Solange PEVEL

L’élection du maire et de ses adjoints aura lieu lors d’un conseil municipal spécial samedi 15 avril 2017 à 11h


 

Histoire du carnaval d’après Pierre Palhion (XVIIIème siècle)

partie1928
La Partie de Carnaval reconstituée en 1928

Le plus ancien récit que l’on connaisse du carnaval de Saint-Didier est celui de Pierre PALHION retrouvé dans les archives départementales de la Haute-Loire par Marie-Claire et Christian BERTHOLET et qui a été publié en 1992. Pierre PALHION écrivit ce récit vraisemblablement à la fin du XVIIIème siècle, il était alors maître d’école à St-Didier. Dans une première partie, il décrit rapidement la situation géographique de St-Didier la Séauve puis il raconte ce que la tradition orale a rapporté de carnaval jusqu’au XVIIIème siècle, enfin il décrit le carnaval tel qu’il se déroule en ce début de la période révolutionnaire. Continuer la lecture de Histoire du carnaval d’après Pierre Palhion (XVIIIème siècle)

CHRONOLOGIE DE LA CONSCRIPTION

CHRONOLOGIE DE LA CONSCRIPTION EN FRANCE DEPUIS LA RÉVOLUTION

1791 – Les municipalités lèvent 97 000 volontaires.
1792 – L’Assemblée législative proclame « la patrie en danger » et fait appel aux volontaires (Valmy).
1793 – La Convention mobilise 300 000 hommes, c’est « la levée en masse ». 1798 – La loi Jourdan (19 fructidor an VI) crée la CONSCRIPTION avec possibilité d’appel durant 5 ans (21-25 ans) en temps de paix, illimitée en temps de guerre. Instauration du tirage au sort. Continuer la lecture de CHRONOLOGIE DE LA CONSCRIPTION

Le degré d’instruction des conscrits de Haute-Loire

La formation des tableaux de recensement des jeunes gens pour le contingent militaire annuel donne une occasion toute naturelle de connaître le degré d’instruction des Français ayant atteint leur vingtième année.
Quand il est procédé à cette opération en chaque mairie de chef-lieu de canton, le jeune homme ou, s’il est absent, son père ou son tuteur, doit se présenter et certifier l’exactitude de l’inscription.
Au conscrit est alors demandé s’il sait lire, écrire, compter, s’il a obtenu des diplômes. Continuer la lecture de Le degré d’instruction des conscrits de Haute-Loire

Les objets symboliques des conscrits

LE DRAPEAU
Symbole de la Nation avant d’être celui de la Patrie, le drapeau tricolore existe depuis juillet 1789. Il n’a pris sa configuration définitive qu’en 1794. pour la Marine, qu’en 1812 pour l’ensemble du pays. Après une interruption due à la Restauration qui lui préfère le drapeau blanc, il sera officiellement le symbole de la France. Après la défaite de 1870-1871, le drapeau tricolore est un des éléments forts du patriotisme. Chaque classe de Conscrits a son drapeau, souvent de dimensions très importantes. Continuer la lecture de Les objets symboliques des conscrits

La conscription en Haute-Loire : textes d’Ulysse Rouchon et Jules Vallès

Ulysse ROUCHON, écrivain, journaliste et historien de la Haute-Loire a décrit dans « La vie paysanne dans la Haute-Loire » édité en 1933 le tirage au sort et le conseil de révision.

De grand matin, dans les sentiers serpentant au creux des vallées, sur les pentes boisées de coteaux et le long des routes caillouteuses, cheminaient drapeau déployé et tambour en tête les conscrits des communes se rendant au chef-lieu de canton.
A ce tapage insolite, bêtes et gens s’étaient éveillés avant l’heure. Sur les grands pins empanachés des brumes de l’hiver, les corbeaux croassaient, les chiens de ferme aboyaient, et derrière les vitres des fenêtres basses, des « drôles » en chemise et des femmes en camisole et en coiffe de nuit regardaient avec curiosité.
A l’entrée du bourg, chacun des jeunes gens avait mis le pantalon dans les bottes et reculé sur la nuque son vaste chapeau de Goudet : le porte-drapeau prenait son air le plus crâne et le tambour battait un marche scandant le pas du groupe qui s’avançait bras dessus bras dessous en gueulant le couplet de circonstance :
Adieu, papa ! Adieu, maman !
Adieu, mon fils ! Plus d’espérance!
Après t’avoir soigné, après t’avoir nourri
Ah oui ! C’est à présent que tu t’en vas péri…

C’est au milieu de l’émotion générale qu’après le tour classique des rues et les stations chez les aubergistes, on approchait de la mairie ou venaient d’arriver les messieurs galonnés de la Préfecture, reçus par les maires du canton en belle veste « noviau ». La mère était là à se lamenter et le père restait bras ballants et tout chose ne sachant que faire ni que dire.

Dans la salle chaque appelé tirait un numéro. C’était tant mieux pour celui qui prenait un bon, c’est à dire un des plus élevés. Il pouvait espérer échapper, car il y en avait qui exemptaient. Mais c’était tant pis pour les autres et notamment pour les détenteurs des premiers. Ceux-ci la marine les guettait… et ils faisaient un nez d’une aune tandis que leurs camarades en tournaient une de plus sur la place…

La jeunesse n’est point maussade et prend aisément son parti des surprises du sort. C’est pourquoi toute la journée, l’on entendait hurler à tous les échos les refrains les plus joyeux apprenant que
Pour entrer dans les z’hussards
Il faut être un bon gaillard.
Pour entrer dans les dragons
Il faut être un bon garçon !

Le tambour soutenait cette allégresse par ses ra et ses fla savants. Nous entendons encore ceux administrés de main de maître par le père Achard, un briscard de la vieille connu sous le sobriquet de Radadau… Il en avait vu des conscrits enrubannés, portant leur numéro de tirage fiché au chapeau.

Le conseil de révision n’était pas moins pittoresque d’allure. Il avait lieu quelques semaines après le tirage au sort, en une saison ou l’on exprimait quelque pitié pour ceux qui allaient défiler devant le major. Ils y passaient cependant sous l’œil paterne de gendarmes habitués aux fortes odeurs et aux anatomies variées des candidats à l’uniforme.
Cela durait des heures, mais les chants reparaissaient dans le cours de la soirée. Bruits de tambours, chants guerriers, tendres couplets révolutionnaient une fois encore les basses-cours voisines, mettaient en émoi les jeunes filles et comblaient d’aise les cabaretiers d’alentour. Ce que je regrette en partant
C’est le tendre cœur de ma maîtresse,
Après l’avoir aimée et tant considérée,
Après tant d’amitiés,
Ah! C’est à présent qu’il nous la faut quitter !

On quittait d’abord le chef-lieu pour rentrer à la nuit sous le toit paternel. Que de drames intimes à ce moment ! Le conscrit venait de déclarer à sa famille qu’il était reconnu bon et cet aveu déclenchait une averse…
C’est tout juste si le père assis près du feu ne lâchait pas son « bouffadou ». La mère recommençait ses jérémiades, la sœur aussi et les petits debout sur leur lit, pleuraient à chaudes larmes en se passant leur chemise sur les yeux.
Et puis on s’accoutumait à l’épreuve, et, au jour du départ, s’il y avait encore des sanglots, on arrivait à surmonter les angoisses de l’inconnu. C’était dur, évidemment ; mais il se trouvait un vétéran pour conseiller les bleus avant qu’ils aillent rejoindre et beaucoup repoussaient ainsi l’épouvantail de l’éloignement, la terreur du gradé, l’appréhension de la chambrée.
Lentement, l’idée du « service » a évolué comme le service lui-même. Les anciens chantaient :
Patrie chérie…
Tu ne périras pas
Patrie chérie,
Les montagnards sont là !

Ceux d’aujourd’hui chantent moins ; ils sont peut-être d’une sentimentalité plus blasée. Qu’est-ce donc qu’un « congé » de dix-huit mois en comparaison des sept ans de jadis, des quatre ans d’autrefois ? Le temps à peine de deux moissons…

Le conseil de révision par Jules VALLES

Jules VALLES, écrivain et journaliste est né au Puy en 1832. Voici comment il évoquait le tirage au sort dans une chronique écrite en 1866 pour le journal « l’Événement ».

« C’est égal, je m’amusais le jour du tirage au sort…
Tous les cabarets étaient pleins : il y avait dans l’air l’odeur de la terre des champs, du fumier de cheval, du fromage bleu et du vin blanc, et l’on criait ! Des bourrées folles étaient exécutées par des garçons en veste verte et en pantalon ventre de vache ; les bonnes amies pleuraient, assises sur les marches de l’auberge, en tâtant leur scapulaire ou en égrenant les chapelets pendant que les hommes vidaient les verres ; enfin on s’organisait et on partait en rang. Un garçon prenait la tête, une canne de tambour-major en main, et l’on allait à la commune en chantant, comme les Girondins allaient à l’échafaud.
Quelques fois les villages venaient, tambours en avant, maire en tête, conscrits en queue. L’hercule du village portait le drapeau ; les trois couleurs brillaient dans la plaine le long des routes jaunes au bord des forêts rousses !

Certain village n’avait jamais qu’un conscrit, mais il arrivait avec six tambours en ligne et son maire en écharpe. On voyait de loin le cortège descendre des hauteurs. Une année par hasard, la commune eut deux hommes pour le tirage. L’année suivante, épuisée sans doute par cet effort surhumain, elle envoya encore sa musique, son maire et son drapeau ; ils firent sur les communes leur apparition accoutumée, mais personne ne les suivait.
Les six tambours battaient la charge.

 Le soir, c’était plus triste. Après qu’ils étaient sortis comme des fous, dansant, hurlant, de la salle du tirage, quand ils avaient agité leur chapeau à en casser les ailes, la raison ou l’ivresse venait. On entendait sangloter les bergères, et il y avait des larmes dans les yeux des mères. Elles allaient chez le notaire ou à l’église pour acheter une messe ou vendre un champ. Le conscrit, lui, filait au cabaret. Là, les bouteilles se vidaient et volaient en l’air ; il y avait des torrents de vin, parfois des taches de sang.

 Il n’en est plus tout à fait de même aujourd’hui. Il y a moins de folie le matin, moins de fureur le soir. Ils n’aiment plus autant l’herbe et les arbres, ces fils des vieux paysans endurcis, et ils ont moins peur d’être soldats, parce que les casernes sont dans les villes. »