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VOEUX DU MAIRE

Dimanche 7 janvier 2018, le Maire et son équipe municipale a présenté ses voeux lors de la cérémonie qui a eu lieu dans la salle polyvalente à 11h.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le public était nombreux et a été invité à partager le verre de l’amitié.

CAMPING : CONCERT

Samedi soir 22 juillet, l’équipe du camping proposait un concert rock gratuit et ouvert à tous, qui aurait du avoir lieu sous le chapiteau du camping ; malheureusement, le mauvais temps a obligé les 2 groupes Wandering Stream et Harrenhal à performer dans le gymnase et le public ne s’est pas déplacé en masse.

Souhaitons que la météo soit de la partie pour le prochain bal avec DJ VINKE et JAY FELY, GRATUIT et OUVERT A TOUS du samedi 5 août à partir de 20h (repli gymnase en cas de mauvais temps).

 

CHRONOLOGIE DE LA CONSCRIPTION

CHRONOLOGIE DE LA CONSCRIPTION EN FRANCE DEPUIS LA RÉVOLUTION

1791 – Les municipalités lèvent 97 000 volontaires.
1792 – L’Assemblée législative proclame « la patrie en danger » et fait appel aux volontaires (Valmy).
1793 – La Convention mobilise 300 000 hommes, c’est « la levée en masse ». 1798 – La loi Jourdan (19 fructidor an VI) crée la CONSCRIPTION avec possibilité d’appel durant 5 ans (21-25 ans) en temps de paix, illimitée en temps de guerre. Instauration du tirage au sort. Continuer la lecture de CHRONOLOGIE DE LA CONSCRIPTION

Le degré d’instruction des conscrits de Haute-Loire

La formation des tableaux de recensement des jeunes gens pour le contingent militaire annuel donne une occasion toute naturelle de connaître le degré d’instruction des Français ayant atteint leur vingtième année.
Quand il est procédé à cette opération en chaque mairie de chef-lieu de canton, le jeune homme ou, s’il est absent, son père ou son tuteur, doit se présenter et certifier l’exactitude de l’inscription.
Au conscrit est alors demandé s’il sait lire, écrire, compter, s’il a obtenu des diplômes. Continuer la lecture de Le degré d’instruction des conscrits de Haute-Loire

Les objets symboliques des conscrits

LE DRAPEAU
Symbole de la Nation avant d’être celui de la Patrie, le drapeau tricolore existe depuis juillet 1789. Il n’a pris sa configuration définitive qu’en 1794. pour la Marine, qu’en 1812 pour l’ensemble du pays. Après une interruption due à la Restauration qui lui préfère le drapeau blanc, il sera officiellement le symbole de la France. Après la défaite de 1870-1871, le drapeau tricolore est un des éléments forts du patriotisme. Chaque classe de Conscrits a son drapeau, souvent de dimensions très importantes. Continuer la lecture de Les objets symboliques des conscrits

La conscription en Haute-Loire : textes d’Ulysse Rouchon et Jules Vallès

Ulysse ROUCHON, écrivain, journaliste et historien de la Haute-Loire a décrit dans « La vie paysanne dans la Haute-Loire » édité en 1933 le tirage au sort et le conseil de révision.

De grand matin, dans les sentiers serpentant au creux des vallées, sur les pentes boisées de coteaux et le long des routes caillouteuses, cheminaient drapeau déployé et tambour en tête les conscrits des communes se rendant au chef-lieu de canton.
A ce tapage insolite, bêtes et gens s’étaient éveillés avant l’heure. Sur les grands pins empanachés des brumes de l’hiver, les corbeaux croassaient, les chiens de ferme aboyaient, et derrière les vitres des fenêtres basses, des « drôles » en chemise et des femmes en camisole et en coiffe de nuit regardaient avec curiosité.
A l’entrée du bourg, chacun des jeunes gens avait mis le pantalon dans les bottes et reculé sur la nuque son vaste chapeau de Goudet : le porte-drapeau prenait son air le plus crâne et le tambour battait un marche scandant le pas du groupe qui s’avançait bras dessus bras dessous en gueulant le couplet de circonstance :
Adieu, papa ! Adieu, maman !
Adieu, mon fils ! Plus d’espérance!
Après t’avoir soigné, après t’avoir nourri
Ah oui ! C’est à présent que tu t’en vas péri…

C’est au milieu de l’émotion générale qu’après le tour classique des rues et les stations chez les aubergistes, on approchait de la mairie ou venaient d’arriver les messieurs galonnés de la Préfecture, reçus par les maires du canton en belle veste « noviau ». La mère était là à se lamenter et le père restait bras ballants et tout chose ne sachant que faire ni que dire.

Dans la salle chaque appelé tirait un numéro. C’était tant mieux pour celui qui prenait un bon, c’est à dire un des plus élevés. Il pouvait espérer échapper, car il y en avait qui exemptaient. Mais c’était tant pis pour les autres et notamment pour les détenteurs des premiers. Ceux-ci la marine les guettait… et ils faisaient un nez d’une aune tandis que leurs camarades en tournaient une de plus sur la place…

La jeunesse n’est point maussade et prend aisément son parti des surprises du sort. C’est pourquoi toute la journée, l’on entendait hurler à tous les échos les refrains les plus joyeux apprenant que
Pour entrer dans les z’hussards
Il faut être un bon gaillard.
Pour entrer dans les dragons
Il faut être un bon garçon !

Le tambour soutenait cette allégresse par ses ra et ses fla savants. Nous entendons encore ceux administrés de main de maître par le père Achard, un briscard de la vieille connu sous le sobriquet de Radadau… Il en avait vu des conscrits enrubannés, portant leur numéro de tirage fiché au chapeau.

Le conseil de révision n’était pas moins pittoresque d’allure. Il avait lieu quelques semaines après le tirage au sort, en une saison ou l’on exprimait quelque pitié pour ceux qui allaient défiler devant le major. Ils y passaient cependant sous l’œil paterne de gendarmes habitués aux fortes odeurs et aux anatomies variées des candidats à l’uniforme.
Cela durait des heures, mais les chants reparaissaient dans le cours de la soirée. Bruits de tambours, chants guerriers, tendres couplets révolutionnaient une fois encore les basses-cours voisines, mettaient en émoi les jeunes filles et comblaient d’aise les cabaretiers d’alentour. Ce que je regrette en partant
C’est le tendre cœur de ma maîtresse,
Après l’avoir aimée et tant considérée,
Après tant d’amitiés,
Ah! C’est à présent qu’il nous la faut quitter !

On quittait d’abord le chef-lieu pour rentrer à la nuit sous le toit paternel. Que de drames intimes à ce moment ! Le conscrit venait de déclarer à sa famille qu’il était reconnu bon et cet aveu déclenchait une averse…
C’est tout juste si le père assis près du feu ne lâchait pas son « bouffadou ». La mère recommençait ses jérémiades, la sœur aussi et les petits debout sur leur lit, pleuraient à chaudes larmes en se passant leur chemise sur les yeux.
Et puis on s’accoutumait à l’épreuve, et, au jour du départ, s’il y avait encore des sanglots, on arrivait à surmonter les angoisses de l’inconnu. C’était dur, évidemment ; mais il se trouvait un vétéran pour conseiller les bleus avant qu’ils aillent rejoindre et beaucoup repoussaient ainsi l’épouvantail de l’éloignement, la terreur du gradé, l’appréhension de la chambrée.
Lentement, l’idée du « service » a évolué comme le service lui-même. Les anciens chantaient :
Patrie chérie…
Tu ne périras pas
Patrie chérie,
Les montagnards sont là !

Ceux d’aujourd’hui chantent moins ; ils sont peut-être d’une sentimentalité plus blasée. Qu’est-ce donc qu’un « congé » de dix-huit mois en comparaison des sept ans de jadis, des quatre ans d’autrefois ? Le temps à peine de deux moissons…

Le conseil de révision par Jules VALLES

Jules VALLES, écrivain et journaliste est né au Puy en 1832. Voici comment il évoquait le tirage au sort dans une chronique écrite en 1866 pour le journal « l’Événement ».

« C’est égal, je m’amusais le jour du tirage au sort…
Tous les cabarets étaient pleins : il y avait dans l’air l’odeur de la terre des champs, du fumier de cheval, du fromage bleu et du vin blanc, et l’on criait ! Des bourrées folles étaient exécutées par des garçons en veste verte et en pantalon ventre de vache ; les bonnes amies pleuraient, assises sur les marches de l’auberge, en tâtant leur scapulaire ou en égrenant les chapelets pendant que les hommes vidaient les verres ; enfin on s’organisait et on partait en rang. Un garçon prenait la tête, une canne de tambour-major en main, et l’on allait à la commune en chantant, comme les Girondins allaient à l’échafaud.
Quelques fois les villages venaient, tambours en avant, maire en tête, conscrits en queue. L’hercule du village portait le drapeau ; les trois couleurs brillaient dans la plaine le long des routes jaunes au bord des forêts rousses !

Certain village n’avait jamais qu’un conscrit, mais il arrivait avec six tambours en ligne et son maire en écharpe. On voyait de loin le cortège descendre des hauteurs. Une année par hasard, la commune eut deux hommes pour le tirage. L’année suivante, épuisée sans doute par cet effort surhumain, elle envoya encore sa musique, son maire et son drapeau ; ils firent sur les communes leur apparition accoutumée, mais personne ne les suivait.
Les six tambours battaient la charge.

 Le soir, c’était plus triste. Après qu’ils étaient sortis comme des fous, dansant, hurlant, de la salle du tirage, quand ils avaient agité leur chapeau à en casser les ailes, la raison ou l’ivresse venait. On entendait sangloter les bergères, et il y avait des larmes dans les yeux des mères. Elles allaient chez le notaire ou à l’église pour acheter une messe ou vendre un champ. Le conscrit, lui, filait au cabaret. Là, les bouteilles se vidaient et volaient en l’air ; il y avait des torrents de vin, parfois des taches de sang.

 Il n’en est plus tout à fait de même aujourd’hui. Il y a moins de folie le matin, moins de fureur le soir. Ils n’aiment plus autant l’herbe et les arbres, ces fils des vieux paysans endurcis, et ils ont moins peur d’être soldats, parce que les casernes sont dans les villes. »

 

Les remplacements de conscrits à SAINT-DIDIER

LE REMPLACEMENT

Le service militaire était redouté par certains comme une entrave à la vie familiale et professionnelle, alors que d’autres en font un moyen de réussite. La loi de Fructidor an VII (août 1799) permettait aux appelés de se faire remplacer selon un processus très codifié.
Le contrat est passé devant un notaire. Progressivement les notaires sont de moins en moins sollicités, remplacés par des sociétés privées et même par l’Etat de 1856 à 1866. Le système du remplacement a perduré jusqu’en 1870 mais sans connaître l’ampleur qu’il avait connue entre 1798 et 1815.
Le remplaçant se présente devant le notaire avec le remplacé, celui-ci étant accompagné de son père qui apporte sa caution en fournissant une garantie hypothécaire : une terre, un pré, un domaine, un moulin, un étang, une maison. Le remplacé évoque discrètement les raisons de sa décision : aider le père pour les travaux agricoles ou artisanaux, poursuivre ses études, son mauvais état de santé. Le remplaçant doit remplir un certain nombre d’obligations : envoyer un certificat à son arrivée au corps, choisir un « procureur » pour défendre ses intérêts (souvent son père), s’engager à ne pas déserter (le contrat est alors annulé), accepter de rejoindre son corps d’affectation à pied quelle que soit la distance (parfois fort loin, en Italie par exemple). Tout est consigné dans le contrat, ainsi que le montant de la « solde ». Le contrat établi est signé par les présents ; le notaire mentionne si telle personne présente ne sait pas signer. En cas de différent, l’affaire sera portée devant les tribunaux.
Le prix du remplacement varie de 250 à 5 000 francs-or. Il est ainsi de 3000 francs or pour 7 ans de service en 1865. Un acompte (ou indemnité de départ) est parfois demandé. Une partie du règlement est attribuée quand le remplaçant a atteint son unité. Les échéances, fixées en concertation, peuvent être à la fin du remplacement ou à des dates précises: au bout de 2, 3, 4, 5, 6 ou 7 ans. En cas de blessure, de mutilation ou de décès une répartition est prévue. La prime versée revient pour partie au remplacé, au remplaçant ou à ses héritiers. Parfois à la solde s’ajoutent des « étrennes »: une montre en argent, une provision de céréales ou de vin, une réserve de bûches de bois. Ces dernières sont considérées comme une compensation donnée aux parents du remplaçant.
Les remplacés sont généralement des agriculteurs, des artisans ou appartiennent aux professions libérales, tous ayant une certaine aisance financière. Ceux qui refusent de partir et n’ont pas les moyens de se faire remplacer fuient dans les bois ou prennent les chemins ; ils sont alors recherchés comme déserteurs et risquent la prison.

avis aux pères

Cet avis est paru dans L’ÉCLAIREUR, Journal démocratique, politique et quotidien de Saint-Etienne et du Département de la Loire daté du samedi 30 janvier 1869.

l'éclaireur

LES REMPLACEMENTS DE CONSCRITS A SAINT-DIDIER

La possibilité d’acheter un remplaçant a duré pendant soixante-dix ans de 1802 à 1872.
Entre 1816 et 1872 , quatorze conscrits de St-Didier ont payé un remplaçant pour partir au service militaire à leur place
.

En 1820, Antoine SABATTIER, né à St-Didier mais rubanier à St-Etienne se fait remplacer par Jean-François CLERC de St-Voy. En 1821, Claude Félix SOUVIGNET dit « Le greffier » est remplacé par Jean ERIGNEUX de Bas en Basset. En 1824, Claude GARNIER est remplacé par un autre conscrit de St-Didier, Pierre ANDRE pour qui le sort avait été plus favorable. En 1824, également, Antoine DURIEUX est remplacé par Antoine VIEUX de Coubon. En 1825, Jacques BERGERON est remplacé par Jean-Jacques BOURRETTE du Chambon.
En 1825, Jean-Baptiste SOUVIGNET est remplacé par DEVILLE de Coubon. En 1839, Mathieu MOURIER est remplacé par Joseph AUDIGIER de Buzet en Ardèche. En 1843, Jean-Baptiste GIRY est remplacé par François BROUSSE de l’Ardèche. En 1844, Pierre TEYSSIER est remplacé par Ignace HERTENBEIN de Molsheim dans le Bas-Rhin. En 1848, quatre conscrits se font remplacer : François CHATARD par Frédéric ARSAC de St-Vincent du Fort en Ardèche, Louis CARROT par un conscrit de Roquefort dans l’Aude, Pierre GUIGNAND par GRIOT de Chateauneuf dans la Loire et Jean BARLET par Placide CORET de Bourg Saint–Andéol en Ardèche. En 1850, André GIRAUD est remplacé par Jean MARCONNET de St-Etienne.

remplacements militairesPublicité de 1853 pour une officine de remplacements

 La transcription d’un acte signé chez un notaire de Saint-Didier en 1837

ACTE NOTARIE DE REMPLACEMENT (4 JUILLET 1837) (transcription)
Remplacement

L’an mil huit cent trente sept et le quatre juillet. Par devant Maître Théodore Aimé SABY, notaire à la résidence de St-Didier La Séauve, Haute-Loire, soussigné et en présence des témoins.
Furent présents, M. Régis RHODDE, agent d’affaires et propriétaire habitant la ville du Puy, rue St Gilles, présent dans l’étude d’une part.
Et Denis PETIT, propriétaire cultivateur au lieu de la Claire, commune de St-Ferréol agissant au nom et se portant fort pour Jacques PETIT son fils de la classe de mil huit cent trente six d’autre part.

A été convenu ce qui suit :
Le dit M. RHODDE s’oblige de garantir le dit Jacques PETIT fils au comparant contre les chances du recrutement, en conséquence de fournir un ou plusieurs remplaçants dans le cas ou par suite du tirage au sort, le dit PETIT serait déclaré partant par le conseil de révision et le mettre à l’abri de toutes recherches à cet égard jusqu’à libération définitive à peine de tous dépens.

En compensation, le dit Denis PETIT s’oblige à payer au dit M. RHODDE ou à son ordre, une somme de six cents francs en deux payements égaux, le premier desquels devra s’effectuer sur la présentation d’un certificat en bonne forme constatant la libération du dit Jacques PETIT son fils et le second six mois après le premier payement. Les payements seront faits dans l’étude du notaire soussigné.

Pour assurer le payement de la dite somme, le dit PETIT accepte d’hypothéquer les immeubles sis au lieu de La Claire, commune de St-Ferréol, consistant en bâtiments, prés, terres champêtres dans le ressort du bureau des hypothèques établi à Yssingeaux.

Pour l’exécution de la présente, les parties font élection de domicile en l’étude de nous notaire.
Il est néanmoins convenu que dans le cas ou le dit PETIT fils serait libéré par toute autre cause que par celle du tirage au sort, le prix de remplacement serait réduit de moitié.

Dont acte fait et passé à St-Didier en l’étude, lu aux parties en présence de M. Jean-François BALANDRAUD, greffier de la Justice de paix domicilié à St-Didier et Jean BOUDAREL , propriétaire domicilié au Rochain commune de St-Ferréol témoins soussigné avec M. RHODDE et nous notaire, le dit PETIT a déclaré ne le pouvoir faire.


Cet acte conservé dans les archives de Maître GOYET à Saint-Didier n’est pas véritablement un contrat de remplacement mais plutôt un contrat d’assurance contre « les chances du recrutement » pour le conscrit de Saint-Ferréol de la classe 1837 Jacques PETIT .
Ce contrat a été souscrit par le père de Jacques PETIT, Denis PETIT, cultivateur à Saint-Ferréol auprès d’un agent d’affaires du Puy M. Régis RHODDE.
Quelque soit le résultat du conseil de révision, Jacques PETIT s’engageait à verser la somme de 600 Francs (somme considérable à l’époque) à Régis RHODDE pour que celui fournisse un ou plusieurs remplaçants à son fils.
Si le fils a tiré un bon numéro qui l’a exempté du service militaire, la famille PETIT a perdu 600 francs. Si, au contraire, il a tiré un petit numéro synonyme de 7 ans de service loin de sa ferme, 600 Francs pour éviter cela n’a peut-être pas été trop cher payé, moins cher toujours que s’il avait fallu payer à coup sur un remplaçant.

remplacement 1acte original

Nombre de conscrits de SAINT-DIDIER

Nombre moyen de conscrits par année à Saint-Didier pour la période 1816/1985

nombre de conscrits

Les registres des conseils de révision conservés aux archives de la Mairie de St-Didier permettent de connaître avec précision les effectifs des jeunes hommes âgés de 20 ans habitant la commune depuis 1816 jusqu’à 1985 (c’est à dire nés entre 1796 et 1965)*.
Ce tableau présente les moyennes de ces effectifs par périodes de vingt ans.
On remarque une hausse constante du nombre de jeunes hommes de 20 ans pendant tout le dix-neuvième siècle et jusqu’en 1917 (c’est à dire pour les jeunes nés entre 1796 et 1897). En 1907, 65 conscrits de St-Didier se présentent au conseil de révision, ils sont 75, année record, en 1908. Ces 140 jeunes hommes seront âgés de 26 ans en 1914, ils fourniront l’essentiel de la chair à canon de la Grande Guerre.
Au recensement de 1885 la population de St-Didier-La Séauve est de 4963 habitants, ce qui en faisait à l’époque la troisième ville du département.
A partir de 1917, le nombre de conscrits diminue régulièrement, l’émigration vers les cités de la Loire principalement St-Etienne et Firminy due aux successives crises du tissage du ruban constitue la raison principale de cette baisse.
En 1925 la création de la commune de La Séauve sur Semène réduit beaucoup les effectifs des conscrits de St-Didier.
Le déficit des naissances du à la Guerre de 14/18 se ressent très fortement à partir de la classe 1934. Seule la classe 1940 a un effectif un peu plus élevé (31 conscrits).
Le nombre moyen de conscrits pour les classes entre 1926 et 1945 n’est plus que de 23,7 , il n’est que de 16,5 entre 1946 et 1965 et remonte à 20,3 pour les classes comprises entre 1966 et 1985.

*Manquent les tableaux d’une dizaine d’années avant et après la deuxième guerre mondiale.