Histoire de la chapelle

Aspect extérieur, photo G. Laval
Aspect extérieur, photo G. Laval

Achevée en octobre 1930, la chapelle Claire-Joie appartenait à la congrégation diocésaine des Soeurs de Jésus Rédempteur et de Marie Médiatrice.
Les Sœurs de Jésus étaient présentes à St-Didier depuis le XVIIème siècle. Elles se sont installées sur le boulevard des passementiers dans l’ancienne usine de rubans d’Amable Sauvignet en 1858.
En 1970, les bâtiments sont vendus à la congrégation des Ursulines qui créent la maison de retraite de Claire-Joie. En 2005, les religieuses quittent St-Didier, la maison de retraite ferme.
La commune rachète les locaux, en cède une partie l’année suivante tout en conservant le parc et la chapelle.( L’office notarial et un foyer -logements adapté à l’accueil des personnes âgées non dépendantes s’installeront dans les bâtiments principaux.) Continuer la lecture de Histoire de la chapelle

Les vitraux de la chapelle

Les magnifiques vitraux qui ornent la chapelle ont été réalisés en deux tranches successives 1963/ 1965 sur des maquettes réalisées par Louis-René Petit.
Ces vitraux sont particulièrement remarquables par leur utilisation de la lumière, leur coloration étant fonction de leur emplacement. Dans plusieurs courriers, le directeur de l’atelier du vitrail (atelier monastique de Saint-Benoît-sur-Loire) et le concepteur Louis-René Petit ont échangé sur cette volonté. Continuer la lecture de Les vitraux de la chapelle

L’histoire du Carnaval de Saint-Didier

Chaque année, le dimanche précédant mardi-gras, Saint-Didier en Velay fête son carnaval. La tradition veut que ce carnaval ait été rapporté d’Italie au XVI° siècle par un seigneur de Saint-Didier, duc de Joyeuse.
Autrefois, le carnaval était l’affaire de « la partie  » composée de plus de quatre-vingts personnages, arlequins, suisses, cuisiniers et bien sûr « carnavaux « .
Dans un ordre immuable, ils parcouraient les rues du vieux Saint-Didier en jouant des scènes. Tout finissait par le jugement et la condamnation à mort de carnaval. Carnaval était brûlé pendant que les acteurs chantaient :  » Adiou paoure, paoure, paoure ! Adiou paoure Carnava !  »
Le carnaval perdura jusqu’à la fin du XIX° siècle puis s’éteignit après un dernier sursaut en 1928.
En 1960, l’équipe municipale sous l’égide du maire de l’époque, Régis VIDAL, décida de « refaire carnaval « .  Le défilé se déroule sous un soleil éclatant et devant une foule immense.

Carnaval 01 Continuer la lecture de L’histoire du Carnaval de Saint-Didier

Un épisode cocasse du carnaval au XVIIIème siècle raconté par Pierre PALHION

« …un huissier de la monnaie, du nom de MERMET, résidant à Lyon vin pour quelque opération à Saint-Didier le jour même où la partie se faisait : il se fait servir à l’auberge où il était (l’auberge du Velay de nos jours). Lorsqu’il commençait, entrent quelques carnavaux avec un arlequin. Celui-ci gesticule tantôt devant l’huissier, tantôt d’un côté, puis de l’autre, lestement, adroitement, attirant son attention de toutes parts : tandis que les carnavaux enlèvent d’un seul coup tous les plats du dîner. Mermet croit se mettre à manger, tout a disparu. Stupéfait, il s’écrie : « C’est donc ici un pays tout de voleurs ! ». Il se fâche, les spectateurs rient, il s’emporte se met en colère, ils rient de plus fort, il demande s’il n’y a point de justice, on lui indique la maison du juge principal (maison Lafayette).  Continuer la lecture de Un épisode cocasse du carnaval au XVIIIème siècle raconté par Pierre PALHION

Description des personnages

Voici à partir des divers textes sur la Partie (Pierre Palhion au XVIIIème siècle, Victor Smith et Jean Bonnefoy à la fin du XIXème) les descriptions des personnages de carnaval.

Les suisses
Les suisses forment la garde de carnaval : « Chapeau blanc retroussé d’un côté comme à la Henri IV et la coupe entourée de rubans de couleur qui viennent flotter sur le derrière abattu du chapeau ; avec des jupes écarlates de femmes, on forme une espèce de très petite simarre qui n’arrive qu’aux genoux ; les bras du suisse sont passés aux deux ouvertures latérales de la jupe, présentant les bras d’une chemise, garnie aussi d’anciennes et belles manchettes , une collerette en mousseline autour du col et rabattue sur les épaules, le derrière et le devant de la poitrine.
Les culottes sont formées de deux tabliers de femme, de différentes couleurs, qui se serrent autour de la jambe, à peu prés comme chez les turcs ; les bas sont également de diverses couleurs et les souliers ordinairement noirs.
Les suisses sont armés d’ancienne hallebarde de laquelle pendait une touffe de rubans longue d’un ou deux pieds. »
Deux suisses richement costumés, comme tous d’ailleurs, drap rouge, galons d’or, épée et hallebarde ouvraient la marche.

Après eux, vient une troupe de suisses bien costumés, portant la hallebarde, comme le veut la tradition en habits bariolés, la figure masquée, tenant à la main une castagnette.
Afin que la tenue des suisses soit parfaite, « On dessine horizontalement sur les lèvres supérieures de ces suisses avec du noir, deux moustaches en forme d’un trois ou d’un esse dont on fait remonter le tourné plus ou moins haut selon la figure de l’individu. » Continuer la lecture de Description des personnages

La mise en scène de la Partie de Carnaval

Tout d’abord, tous les auteurs décrivent des scènes. Il s’agit bien d’une représentation avec des personnages aux rôles attitrés qui se déroulait exclusivement à la Grand’place .
Pierre Palhion fait allusion dans ses notes à :
« l’ouverture du théâtre, les acteurs paraissent sur la scène et sont disposés à entrer en véritable action. »

La Grand-Place de St-Didier lieu de la représentation
La Grand-Place de St-Didier lieu de la représentation

Au moment ou arlequin va être pris : la toile est censée tomber… « 
« Cette partie renferme dans sa totalité la farce, la pantomime et le drame puisqu’il y a jugement et condamnation à mort ». La trame de cette représentation consiste en trois actes : Continuer la lecture de La mise en scène de la Partie de Carnaval

Le Carnaval à Saint-Didier-en-Velay le 16 février 1928 par Clastre, greffier de paix

Le Carnaval à Saint-Didier-en-Velay

Saint-Didier-en-Velay le 16 février 1928

Nous sommes heureux d’annoncer que des commerçants, secondés par quelques organisateurs bénévoles, se sont mis en branle pour réorganiser à Saint-Didier-en-Velay les traditionnelles fêtes de Carnaval qui furent jadis si populaires, dans ce pays, au bon temps du vieux Saint-Didier-La-Séauve.
La bonhomie et l’esprit de joyeuse gaieté de ces rubaniers étaient en effet si populaires aux alentours qu’on les avait surnommés d’un mot patois qui les caractérise bien : « Lous Galeyre » (ce qui signifie : les amuseurs).
Disons tout de suite que si les fêtes du Carnaval ont perdu de nos jours leur faste d’autrefois, la population et surtout la jeunesse n’en a pas moins conservé son esprit de saine et joyeuse gaieté. Continuer la lecture de Le Carnaval à Saint-Didier-en-Velay le 16 février 1928 par Clastre, greffier de paix

Carnaval du bon vieux temps par Jean Bonnefoy (en 1922)

– Oh ! dites…parlez-nous du carnaval, grand-mère,
Du temps où vous étiez petite comme nous. –
Et les petits enfants, groupés à ses genoux,
Attendent de l’aïeule un récit légendaire :

– Nous ne reverrons plus notre vieux carnaval,
Tout s’en va mes petits, à la longue et tout change,
Et qu’il est loin le temps où traversant le val,
Le joyeux défilé, sorti de La Fressange,
Montait vers Saint-Didier par l’antique faubourg.
Etait-ce, alors, au son du fifre et du tambour,
Est-il vrai qu’il nous fut apporté de Venise
Par nos anciens seigneurs, ma foi, je n’en sais rien ;
Mais il est de chez nous autant que vénitien,
Et je vois assez bien une gente marquise,
En bergère vêtue et tournant son fuseau
Risquer un menuet devant un damoiseau. Continuer la lecture de Carnaval du bon vieux temps par Jean Bonnefoy (en 1922)